Femmes pilotes
Un article paru dans le numéro de février 2006 d’info pilote annonçait pour le samedi 11 mars une journée spéciale « femmes » au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget.
Quelques jours plus tard comme les quelques 2500 autres femmes pilotes affiliées à la FFA, je reçois une lettre de la FFA nous proposant de nous rendre ce jour là au Bourget qui devait être ouvert exceptionnellement aux vols VFR. – Envisager un nav Lens Le Bourget via Lognes ça serait sympa, réalisable dans la matinée et surtout atterrir au Bourget… mais à condition d’être titulaire du PPL ou d’être accompagnée d’une instructrice.
La Présidente de l’association française des femmes pilotes, contactée quelques jours plus tard, adresse sur le mail de l’Aéroclub tous les renseignements concernant cette manifestation.
Aviatrices hier et aujourd’hui
Samedi 11 mars à 11 heures début de la manifestation – l’entrée du Musée est gratuite pour toutes les femmes, tarif préférentiel pour les messieurs qui les accompagnent – un programe de la journée est distribué à l’entrée.
programme.
Je n’ai pas pris la météo, il fait froid le ciel est bâché mais le plafond semble suffisant pour atterrir en VFR (renseignements pris, les conditions météo sont comparables sur Lens). Sur le tarmac, à droite du 747 en exposition, une dizaine d’avions de tourisme sont déjà posés : une majorité de DR400, un Robin à train classique, un PA28, UN TB9 de l’aéroclub Météo France. Il y a aussi un avion de convoyage de l’armée de l’air.
Dans le salon d’accueil face au tarmac les familles des commandants de bord (de sexe féminin) d’air France, un nombre conséquent de représentantes du personnel navigant de l’armée de l’air en combinaisons vertes attendent l’arrivée des derniers appareils. Les avions des pilotes privés arrivent à intervalle régulier de Lognes car il faut bien réguler le trafic.
L’ambiance est agréable, plutôt familiale et surtout pas du tout guindée – je profite de ce temps d’attente pour parler avec une mécanicienne navigant de l’armée de l’air, une pilote de transal. J’ai vraiment l’impression de discuter avec des personnes normales, bien équilibrées, pas du tout « m’as tu vu ».
Après un buffet froid et champagne offerts par le sponsor de la patrouille mondiale de voltige féminine (pas de publicité SVP) tout le monde est convié dans le hall des cocardes pour une table ronde animée par le directeur du Musée de l’air, avec des pilotes privées et professionnelles.
On procède d’abord à des séances photos – les pilotes professionnelles (armée de l’air, aviation civile) se plient au rituel sans problème : elles ont l’habitude ! c’est ensuite le tour des pilotes d’aéroclub de tous ages de poser pour la postérité, avec une majorité de franciliennes (Val d’Oise surtout).
Ensuite, les interventions ont commencé. Présentation des pilotes de chasse avec Caroline Aigle – madame Danielle Décuré (première femme pilote de ligne à Air France) nous a raconté son parcours professionnel, débuté à une époque où l’ENAC n’était pas ouverte aux femmes – intervention du général Valérie André (première femme pilote d’hélicoptère) et du commandant de bord de l’airbus présidentiel basé à Villacoublay. Dans le domaine de l’aviation générale, une pilote instructrice de Pontoise et auteur d’un ouvrage sur les facteurs humains en aviation s’est attardée à faire connaître la pratique de l’aviation légère en aéroclub – Il y a eu aussi ce témoignage émouvant d’une pilote handicapée qui s’est battue pour obtenir de faire reconnaître son brevet de pilote privée afin de participer au rallye aérien Toulouse – saint Louis du Sénégal.
Dans l’assistance quelques pilotes privées de tous ages se sont exprimées – comme pour les pilotes professionnelles il faut souvent vaincre les préjugés et les a priori que nourrissent encore bon nombre de nos concitoyens.
En conclusion, ce fut une manifestation intéressante, efficace à mon sens pour inciter plus de femmes à fréquenter les aéroclubs, mais décidée trop tardivement pour que les aéroclubs puissent y envoyer des représentantes. Peut-être l’année prochaine.
Anne marie.
Quelques jours plus tard comme les quelques 2500 autres femmes pilotes affiliées à la FFA, je reçois une lettre de la FFA nous proposant de nous rendre ce jour là au Bourget qui devait être ouvert exceptionnellement aux vols VFR. – Envisager un nav Lens Le Bourget via Lognes ça serait sympa, réalisable dans la matinée et surtout atterrir au Bourget… mais à condition d’être titulaire du PPL ou d’être accompagnée d’une instructrice.
La Présidente de l’association française des femmes pilotes, contactée quelques jours plus tard, adresse sur le mail de l’Aéroclub tous les renseignements concernant cette manifestation.
Aviatrices hier et aujourd’hui
Samedi 11 mars à 11 heures début de la manifestation – l’entrée du Musée est gratuite pour toutes les femmes, tarif préférentiel pour les messieurs qui les accompagnent – un programe de la journée est distribué à l’entrée.programme.
Je n’ai pas pris la météo, il fait froid le ciel est bâché mais le plafond semble suffisant pour atterrir en VFR (renseignements pris, les conditions météo sont comparables sur Lens). Sur le tarmac, à droite du 747 en exposition, une dizaine d’avions de tourisme sont déjà posés : une majorité de DR400, un Robin à train classique, un PA28, UN TB9 de l’aéroclub Météo France. Il y a aussi un avion de convoyage de l’armée de l’air.
Dans le salon d’accueil face au tarmac les familles des commandants de bord (de sexe féminin) d’air France, un nombre conséquent de représentantes du personnel navigant de l’armée de l’air en combinaisons vertes attendent l’arrivée des derniers appareils. Les avions des pilotes privés arrivent à intervalle régulier de Lognes car il faut bien réguler le trafic.
L’ambiance est agréable, plutôt familiale et surtout pas du tout guindée – je profite de ce temps d’attente pour parler avec une mécanicienne navigant de l’armée de l’air, une pilote de transal. J’ai vraiment l’impression de discuter avec des personnes normales, bien équilibrées, pas du tout « m’as tu vu ».
Après un buffet froid et champagne offerts par le sponsor de la patrouille mondiale de voltige féminine (pas de publicité SVP) tout le monde est convié dans le hall des cocardes pour une table ronde animée par le directeur du Musée de l’air, avec des pilotes privées et professionnelles.
On procède d’abord à des séances photos – les pilotes professionnelles (armée de l’air, aviation civile) se plient au rituel sans problème : elles ont l’habitude ! c’est ensuite le tour des pilotes d’aéroclub de tous ages de poser pour la postérité, avec une majorité de franciliennes (Val d’Oise surtout).
Ensuite, les interventions ont commencé. Présentation des pilotes de chasse avec Caroline Aigle – madame Danielle Décuré (première femme pilote de ligne à Air France) nous a raconté son parcours professionnel, débuté à une époque où l’ENAC n’était pas ouverte aux femmes – intervention du général Valérie André (première femme pilote d’hélicoptère) et du commandant de bord de l’airbus présidentiel basé à Villacoublay. Dans le domaine de l’aviation générale, une pilote instructrice de Pontoise et auteur d’un ouvrage sur les facteurs humains en aviation s’est attardée à faire connaître la pratique de l’aviation légère en aéroclub – Il y a eu aussi ce témoignage émouvant d’une pilote handicapée qui s’est battue pour obtenir de faire reconnaître son brevet de pilote privée afin de participer au rallye aérien Toulouse – saint Louis du Sénégal.Dans l’assistance quelques pilotes privées de tous ages se sont exprimées – comme pour les pilotes professionnelles il faut souvent vaincre les préjugés et les a priori que nourrissent encore bon nombre de nos concitoyens.
En conclusion, ce fut une manifestation intéressante, efficace à mon sens pour inciter plus de femmes à fréquenter les aéroclubs, mais décidée trop tardivement pour que les aéroclubs puissent y envoyer des représentantes. Peut-être l’année prochaine.
Anne marie.
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