14 août, 2006

Our trip in England

Ce samedi 5 août, une joyeuse bande de pilotes de l’aéroclub de Lens s’envolait pour le pays de Shakespeare et des Beatles. Direction l’île de Wight (Wight is Wight, comme le chantait Michel Delpech en 1969).
Nous partîmes seize et par un prompt renfort ce matin là, tout le monde s’activa à la tâche. Effectivement en cette matinée nous vîmes des choses extraordinaires, comme par exemple notre grand ami Gérard Playe mettre de l’essence dans un avion (Photos à l’appui !). Quelques pilotes ont ensuite redonné une jeunesse aux verrières de nos avions en passant un petit coup de chiffon, pour ne pas confondre les moustiques du pare-brise avec un éventuel appareil se rapprochant dangereusement. Une fois les activités matinales terminées et le dernier briefing de la journée donné, nous prîmes place à bord de nos aéronefs favoris, direction l’île de Wight.

La première destination de nos appareils … Calais, pour un dédouanement.

En plein milieu du chemin nous pouvions déjà apercevoir le soleil se refléter dans les falaises de Douvres de l’autre coté de la mer.

A l’arrivée à Calais ce fut un véritable retour dans le passé, dans une aérogare plutôt rétro à souhait. Le seul problème c’est qu’il manquait une chose essentielle, les douaniers.

Après un petit break, nous reprîmes places à bord de nos avions pour aller envahir nos chers amis les anglais. Dés le décollage de Calais dépaysement assuré avec le contrôleur aérien qui commence déjà à baragouiner « in english », nous avons pu profiter de ce moment pour entendre notre instructeur préféré s’exprimer dans la langue de Shakespeare, un pur moment de bonheur !

Le prochain point de passage, Lydd une très jolie ville côtière.

Arrivée à la moitié de la Manche nous avons pu voir qu’effectivement les frontières existent, et qu’elles ne sont pas que des traits sur les cartes. Une forme nuageuse nous a dessiné la frontière en changeant la couleur de l’eau en plein milieu de La Manche.

Ce fût alors le moment tant attendu du premier contact entre nos deux nations.

Un contact plutôt froid, qui laissait présager le pire, car même les oreilles les plus attentives et les plus entraînées, n’arrivaient pas trop à comprendre le monsieur à l’autre bout de la radio. Après quelques luttes acharnées à coup de « can you repeat, please ? », nous arrivâmes du coté de Lydd, où nous fûmes autorisés à nous poser « alléluia !!! God is great !!!».
Comment vous décrire Lydd … un joli petit coin de nature planté dans le sable, avec un point de vue superbe sur … une centrale atomique, un endroit vraiment charmant pour vivre !
Nous fûmes reçus très sympathiquement par tous les membres de l’aéroclub de Lydd. Au programme petit bronzage sous le soleil « made in Britain » et café à gogo. Quelques photos plus tard et après des au revoirs très sympathiques, nous reprîmes notre route vers l’île des hippys.
Nous survolâmes ensuite la côte et toutes les grandes villes, comme Hastings, Brighton, j’en passe et des meilleures. Après un long vol d’une heure environ, l’île de destination se dévoila enfin a nous. Un endroit beaucoup plus joli que Lydd, un cadre très verdoyant, avec beaucoup d’herbe (qui devait être très apprécié en ce lieu, en 69 !), de jolies falaises, et des plages « so british ».

Certaines personnes nostalgiques des années « BABA COOL » ont trouvé le moyen de se faire remarquer en arrivant sur place (toujours sur des preuves solides et avec des photos à l’appui), en scandant des « Peace and love brothers !» à tous va ! A les jeunes !
Après une petite attente devant l’aéroclub de l’île de Wight, à prendre de nouveau du soleil britannique (chose très rare chez eux), nous pûmes profiter d’une balade en taxi plutôt explosive pour nous rendre sur notre lieu de restauration. Nous avons tout de suite vu que notre chauffeur conduisait du mauvais coté de la route (chose tout a fait normale chez eux), et dés le premier virage certains d’entre nous commençaient déjà quelques « je vous salue Marie ». Ce chauffeur (qui était le cousin de Michael Schumacher) a quand même réussi à nous mener à bon port, sans trop de dommages à part quelques cyclistes en moins sur les routes de cette île.

Nous arrivâmes enfin devant notre charmante auberge : « the Crab and Lobster Inn », un joli petit endroit sur le bord de mer avec une odeur de moule et de crevette.

Une fois installés et après quelques bières sans un soupçon de mousse, qui nous rappela étrangement un gobelet d’analyse d’urine, nous pûmes enfin goûter la très fameuse cuisine anglaise. Certains d’entre nous (en tout cas les plus valeureux) ont essayé les fruits de mer. Comment vous décrire ce fabuleux plat, une sorte de soupe de tagliatelle avec de drôles de choses en surface et joliment saupoudrée de moules. Un véritable régal pour M. Levy qui en a même repris pour le dessert. Les moins braves ont tout simplement essayés le bon vieux steak – frites bien de chez nous.

Une fois ce copieux repas terminé, nous pûmes refaire un tour de taxi, toujours avec le même pilote, qui sur le retour nous a offert de belles frayeurs et notre dose de sensations fortes pour la journée.

Toutes les bonnes choses ont une fin, en effet à peine rentrés du restaurant, nous avons dû quitter ce petit bout de terre pour retourner chez nous.

Après quelques péripéties et quelques démarrages à la main plus tard, notre équipage de Robin a pris le chemin du retour par Lydd et notre fameux tracteur (EO) est directement retourné à Calais.

C’est aux alentours de 19h que toute notre belle équipe s’est retrouvée à l’aéroclub, pour parler des bons moments de cette belle journée et se retrouver devant une vraie bière accompagnée de sa vraie mousse.

Une bien belle journée et un beau voyage comme on les aime, pas vrai Éric ?

Encore merci à notre chef essence qui a très bien fait son travail : aucun appareils n’a dû labourer le sol anglais.

Merci aussi à notre Schtroumf râleur qui se reconnaîtra, et à tous les autres membres de cette belle journée.

Une expérience à réitérer.

Un article de Mlle Janick & M Romain, nos envoyés spéciaux sur place.