06 janvier, 2008

Catapultage en cours.

Je m'appelle Louise, je suis élève pilote à l'aéroclub de Lens. L'envie de piloter m'est venue lorsque j'étais adolescente. Mais mon entourage familial m'en dissuada très vite. A l'issue de mes études, j'ai de nouveau eu envie de tenter l'expérience.
J'ai essayé d'entrer à l'ALAT. Je n'étais pas préparée, j'ai réussi tous les tests, mais j'ai échoué au simulateur. Epreuve difficile lorsque l'on n'est jamais monté dans un cockpit ou que l'on ne pratique pas les jeux vidéo. C'est décourageant et frustrant mais je n'aime pas rester sur un échec. En juin 2007 je me suis inscrite à l'aéroclub de Lens. J'ai pris ma première leçon de vol: exceptionnel. Après l'atterrissage je me suis dis que j'avais attendu trop longtemps avant de franchir le pas.
Motivée et grisée par ces nouvelles sensations, j'ai passé les tests de l'armée de l'air. Tout allait pour le mieux jusqu'à ce satané simulateur. Il me restait encore une chance d'intégrer le corps des pilotes de l'armée. Je ne me décourage pas et me motive pour la marine. On m'avait dit que les tests y étaient plus difficiles, qu'il fallait avoir fait une école d'ingénieur, un niveau sportif très élevé et qu'en plus être une femme serait un handicap.
Après quelques leçons de vol sur robin et quelques leçons de pilotage sur cap 10, (fabuleux) et beaucoup d'heures de jeu vidéo sur ordinateur, j'ai tenté les tests d'entrée de l'aéronavale.
J'ai été reçue. J'intègre l'école de pilotage de la marine en janvier 2008. Le plus dur reste à faire, pas question de relâcher l'attention et les efforts, la sélection continue pendant encore toute la durée de la formation. L'élimination est possible à tout instant. Le pilotage n'est qu'une partie de l'apprentissage.
J'ai beaucoup de chance de pouvoir intégrer cette école. Les critères d'aptitude médicale sont draconiens. J'ai la chance de répondre à ces exigences. J'espère vivement réussir cette formation.
Je remercie l'instructeur de volige pour avoir cru en mes capacités.
Louise.