Lesquin vu de l’autre côté du tarmac
Au sein de notre aéroclub, on retrouve un panel plutôt étendu de professions. Christophe lorsqu’il ne pilote pas à titre privé chez nous exerce la profession de contrôleur aérien.
Il s’est proposé de nous faire partager le quotidien des ces anges gardiens des airs qui nous autorisent à pénétrer dans la zone de Lesquin, à y atterrir ou parfois nous ramènent au bercail lorsque par malheur nous nous égarons (ça arrive à tout le monde, même aux meilleurs pilotes).
Christophe nous avait donné rendez-vous vendredi 30 mars à 18h30 à Lesquin, au pied de la tour. Nous garons nos voitures sur le parking du District aéronautique du Nord Pas de Calais. Evidemment, on ne pénètre pas n’importe comment dans les installations aéroportuaires. Christophe, après avoir badgé, nous emmène dans un premier temps dans la salle d’approche des vols IFR (pour les non initiés : vol aux instruments, essentiellement des vols commerciaux et des vols d’affaires avec plan de vol obligatoire). Sur les écrans allumés apparaît une carte géographique du nord de la France. On y reconnaît les VOR de Boulogne, Cambrai, Kokside, Chievres, Abbeville. On apprend que le VOR de Cambrai sert de point d’entrée dans la zone de Lesquin pour les vols IFR. Justement, un long courrier de la Japan Airlines qui vient de décoller de Roissy se trouve à la verticale du VOR. Le contrôleur peut ainsi vérifier la vitesse, l’altitude, la trajectoire des avions. Les données informatisées des plans de vol sont centralisées à Athis Mons. En approche, les caps à suivre sont fournis automatiquement aux commandants de bord. Christophe s’arrange pour qu’un appareil de Royal Air Maroc en approche de Lesquin passe à la verticale de Lens. Chaque vol IFR fait l’objet d’un strip (cf photo). Les arrivées attendues apparaissent à l’écran avec le numéro de vol, la compagnie, le type d’avion et la provenance : Casablanca, Strasbourg, Clermont-Ferrand ce jour-là.
Nous montons ensuite à la tour de contrôle où deux collègues de Christophe sont au travail. l’un guidant les avions au sol, l’autre s’occupant de l’approche et de la tour.
Au dessus de l’un des écrans est affiché P 17 35 08. Renseignement pris, il s’agit de la dernière information de l’ATIS (la météo) : information « Papa » de 17H35 UTC piste 08 en service. A côté, un autre écran, le contenu du dernier ATIS. Les contrôleurs de service se chargent chacun à leur tour d’enregistrer les nouvelles informations (quoique Christophe nous ait informé qu’en général, cette tâche était laissée aux nouveaux venus).
Peu après, un message radio parvient « Fox … DR 400 décolle de Lens à destination de Marcq » : on est bien en présence des gens sur le 118.55 ou sur le 126.47. Le boeing 737 de Royal Air Maroc atterrit en 26 alors que la piste en service est la 08, sur autorisation spéciale de la tour de contrôle.
Christophe voulait également nous faire visiter les pistes comme le voient les personnels techniques de l’aéroport. Après autorisation spéciale de la gendarmerie de l’air et des frontières, nous franchissons les grilles à bord d’un véhicule administratif. On passe par les parkings des vols commerciaux et des vols du fret. La nuit est tombée, les formalités administratives ayant duré plus longtemps que prévu. Les différentes voies sont balisées de couleur différente selon leur fonction.
Le véhicule emprunté par Christophe est équipé d’une radio avec les mêmes fréquences que les avions : 118.55-126.47. Il faut demander une clairance (une autorisation) pour circuler sur les bretelles d’accès. Le trafic se faisant moins dense et aucune arrivée n’étant prévue avant vingt minutes, nous arrivons au point d’arrêt de la piste 26. Christophe est alors autorisé à rouler sur la piste illuminé en bleu d’abord puis en rouge. Le spectacle est magnifique. En bout de piste, nous virons sur la bretelle d’accès et nous attendons les deux derniers atterrissages de la soirée. Un Focker en provenance de Lyon se pose pratiquement sans bruit : la lutte contre les nuisances sonores commence à porter ses fruits.
Bruno avait prévu ensuite d’emmener toute l’équipe dans un sympathique restaurant marocain à Lens. C’est là que nous avons terminé la soirée autour d’un « couscous Bruno ».
Un grand merci à Christophe et à ses collègues pour leur gentillesse et pour le spectacle tout en couleur auquel nous avons assisté.
Il s’est proposé de nous faire partager le quotidien des ces anges gardiens des airs qui nous autorisent à pénétrer dans la zone de Lesquin, à y atterrir ou parfois nous ramènent au bercail lorsque par malheur nous nous égarons (ça arrive à tout le monde, même aux meilleurs pilotes).
Christophe nous avait donné rendez-vous vendredi 30 mars à 18h30 à Lesquin, au pied de la tour. Nous garons nos voitures sur le parking du District aéronautique du Nord Pas de Calais. Evidemment, on ne pénètre pas n’importe comment dans les installations aéroportuaires. Christophe, après avoir badgé, nous emmène dans un premier temps dans la salle d’approche des vols IFR (pour les non initiés : vol aux instruments, essentiellement des vols commerciaux et des vols d’affaires avec plan de vol obligatoire). Sur les écrans allumés apparaît une carte géographique du nord de la France. On y reconnaît les VOR de Boulogne, Cambrai, Kokside, Chievres, Abbeville. On apprend que le VOR de Cambrai sert de point d’entrée dans la zone de Lesquin pour les vols IFR. Justement, un long courrier de la Japan Airlines qui vient de décoller de Roissy se trouve à la verticale du VOR. Le contrôleur peut ainsi vérifier la vitesse, l’altitude, la trajectoire des avions. Les données informatisées des plans de vol sont centralisées à Athis Mons. En approche, les caps à suivre sont fournis automatiquement aux commandants de bord. Christophe s’arrange pour qu’un appareil de Royal Air Maroc en approche de Lesquin passe à la verticale de Lens. Chaque vol IFR fait l’objet d’un strip (cf photo). Les arrivées attendues apparaissent à l’écran avec le numéro de vol, la compagnie, le type d’avion et la provenance : Casablanca, Strasbourg, Clermont-Ferrand ce jour-là.
Au dessus de l’un des écrans est affiché P 17 35 08. Renseignement pris, il s’agit de la dernière information de l’ATIS (la météo) : information « Papa » de 17H35 UTC piste 08 en service. A côté, un autre écran, le contenu du dernier ATIS. Les contrôleurs de service se chargent chacun à leur tour d’enregistrer les nouvelles informations (quoique Christophe nous ait informé qu’en général, cette tâche était laissée aux nouveaux venus).
Peu après, un message radio parvient « Fox … DR 400 décolle de Lens à destination de Marcq » : on est bien en présence des gens sur le 118.55 ou sur le 126.47. Le boeing 737 de Royal Air Maroc atterrit en 26 alors que la piste en service est la 08, sur autorisation spéciale de la tour de contrôle.
Christophe voulait également nous faire visiter les pistes comme le voient les personnels techniques de l’aéroport. Après autorisation spéciale de la gendarmerie de l’air et des frontières, nous franchissons les grilles à bord d’un véhicule administratif. On passe par les parkings des vols commerciaux et des vols du fret. La nuit est tombée, les formalités administratives ayant duré plus longtemps que prévu. Les différentes voies sont balisées de couleur différente selon leur fonction.
Bruno avait prévu ensuite d’emmener toute l’équipe dans un sympathique restaurant marocain à Lens. C’est là que nous avons terminé la soirée autour d’un « couscous Bruno ».
Un grand merci à Christophe et à ses collègues pour leur gentillesse et pour le spectacle tout en couleur auquel nous avons assisté.
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