Sortie club en Belgique.
Bruno avait lancé l’idée il y a quelques temps de faire une incursion chez nos amis Belges. Le gros problème c’est qu’il faut s’exprimer en Anglais à la radio, se procurer les documents nécessaires et déposer un plan de vol. Après quelques discussions avec l’instructeur, un trajet est arrêté : Lens-Namur-Oostende-Lens, une partie de la navigation s’effectuant donc en pays francophone, l’autre en pays Flamand.
Premier préalable, la documentation. Bruno se procure les cartes Jepessen des terrains Belges et je me rends au B.R.I.A. pour me procurer l’équivalent Belge du « Complément Aux Cartes Aéronautiques.
Au matin du 4 Novembre, tout le monde a préparé sa « NAV » et les avions sont prêts au départ. La télévision à annoncé une météo idéale, il fait un peu frais et nous sommes en atmosphère anticyclonique (QNH 1034).
On imprime les TAF, METAR, TEMSI qui nous révèlent de la brume sur Charleroi.
Réunion de crise de nos 14 pilotes avec notre instructeur préféré : On ne peut pas prendre le risque de se retrouver en situation délicate.
RV, IJ, EO et QF vont emprunter un trajet beaucoup plus classique vers l’ouest : Premier tronçon LFQL – Abbeville, Deuxième tronçon : Abbeville – Oostende, Troisième tronçon retour sur Lens via Dunkerque et Merville.
A 9h30 les 4 appareils s’envolent en direction de Abbeville en déroutement, sans préparation.
A 10h30 tout les avions ont atterris à Abbeville, le temps de prendre un petit café, de passer au bureau de piste pur déposer les plans de vol indispensables au passage de la frontière, et les avions reprennent leurs vol.
Dans EO où j’ai pris place, Arnaud contacte de suite l’approche de Lesquin, pour monter dans un premier temps a 3000 pieds Novembre Hôtel.
Survol de Berk, le Touquet, Boulogne, le cap Gris Nez, St Inglevert et Calais. A ce moment là, Arnaud demande un clairance pour monter à 3500 pieds : EO est proche de la centrale nucléaire de Gravelines qui ne peut être survolée qu’a 3300 pieds minimum.
On survole ensuite le port de Dunkerque puis, sur la droite on devine (il y a encore un peu de brume) l’aérodrome des Moëres, bien connu des testeurs, en raison des règles un peu particulières qui y sont appliquées. La frontière Belge est franchie, et les 4 pilotes s’expriment dans la langue de Shakespeare, obligatoire en Belgique Flamande. La langue utilisée par les contrôleurs Belges est claire. La compréhension ne pose pas de problème majeur.
L’atterrissage à Oostende se passe sans encombre, mais l’estomac de certains pilotes crie famine. Après passage au tourniquet (sécurité oblige), nous accédons au restaurant où nous est servi un repas à base de poisson, a part pour Romain qui n’aime vraiment pas ça. L’accueil de nos amis Flamingants est très sympathique et Romain par sa gentillesse et son anglais de base a réussi à obtenir un steak sans frites (Damned). Uncle Picsou, pendant le repas procède au paiement des taxes d’atterrissage et récupère les formulaires de plan de vol nécessaires au retour sur Lens.
La bière Belge est excellente, mais nos pilotes sont sobres, au contraire du capitaine Haddock.
Les avions ont également soif et nos amis Belges procèdent à l’avitaillement de nos zincs avant le départ.
Dans RV, Christophe contrôleur à Lesquin, occupe la fonction de Co-pilote.
A Merville et Lesquin, ses collègues reconnaissent sa voix et la charge de travail du pilote s’en trouve considérablement allégée.
A 16h30, retour à Lens. Une fois de plus nous avons tous passé une bonne journée.
La barrière de la langue Anglaise n’est pas aussi infranchissable qu’on pourrait le croire et il faudra recommencer.
Quand va-t-on aller à Namur ? La navigation est prête.
Et quand va-t-on enfin voir de nouvelles têtes dans notre équipe de voyage ?
Texte de Anne-Marie, mise en page de Romain et dessins de Monsieur HERGÉ.
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